En achetant un chiot, chaton ou NAC dans une animalerie, chez un éleveur ou un particulier, il y a des risques qu’il ait été élevé dans des conditions déplorables à moindres coûts en France ou dans les pays de l’Est où il a été importé via des intermédiaires malgré la vigilance des services compétents. La véritable provenance des animaux étant cachée, l’acheteur contribue alors inconsciemment à l’esclavage de la reproduction des femelles et à la maltraitance.

  • De la naissance à leur arrivée en France, les chiots importés des pays de l'Est ont vécu dans des conditions désastreuses tandis que leur mère est contrainte de produire de nouveaux chiots pour les animaleries et élevages sans scrupules. Attention, ces conditions d'élevage existent aussi en France et touchent maintenant les chats et les NAC.
  • Esclavage de la reproduction : en Slovaquie, Roumanie ou Bulgarie, le trafic de chiots de race est organisé à grande échelle. Des particuliers installés font naître dans leur ferme ou leur appartement des portées de chiots, sans se préoccuper des caractéristiques négatives du père et de la mère, avec des risques de consanguinité.
    Les chiennes, esclaves de la reproduction, font deux portées par an tant qu'elles arrivent à reproduire. Lorsqu'elles cessent d'être utiles, elles sont tuées ou pire vendues à des laboratoires et sont remplacées par d'autres femelles ! En parallèle, fleurissent de monstrueuses fermes d’élevage en batterie ou y sont produits des chiens à la mode. Les chiots sont vendus à des centrales qui vont organiser le trafic sur les pays européens, la France en particulier.
  • Conditions de vie : les animaux y survivent dans des espaces réduits, sans lumière du jour ni chauffage, dans des conditions d’hygiène insoutenables, sans soins, avec une nourriture et de l'eau en quantité insuffisante. Les femelles sont uniquement dévolus à la reproduction, sans la moindre caresse et parole d’encouragement. Ces conditions de vie désastreuses au moindre coût favorisent les maladies, notamment chez les chiots.
  • Sevrage précoce : les apprentissages acquis auprès de la mère durant les premières semaines de vie sont irremplaçables. Or, ces chiots sont vendus dans les animaleries et pseudo-élevages avant le sevrage, ce qui compromet leur sociabilité et leur équilibre. Ils ont alors des problèmes de comportement (peur, syndrome de privation sensorielle...). Afin d'être en règle avec la loi, l'âge réel des chiots est modifié afin de vendre. La mère, elle, se remet au travail avec une autre portée.
  • Identification : la puce électronique des chiots des pays de l'Est est retiré par un vétérinaire complice en France et remplacée par une puce française. L'animal peut aussi être pucé deux fois lorsque le vétérinaire français ne vérifie pas l'absence d'identification au préalable.
  • Vaccins : les vaccins mentionnés sur le carnet de santé, censés rassurer l'acheteur en garantissant la bonne protection de l'animal contre certaines maladies graves est un leurre. En effet, ce sont des vaccins périmés ou des copies de vaccins qui ont été utilisés afin d'augmenter la rentabilité. Le chiot, mal protégé, est donc susceptible de contracter les maladies pour lesquelles il était censé exempt (rage, etc.).
  • Maladies : souvent, les chiots fournis par ces circuits atterrissent chez les vétérinaires pour des pathologies lourdes ou malformations, peu après avoir été acquis par des maîtres non avertis et qui s'attachent généralement vite à leur petit animal. Malgré les soins prodigués, trop souvent hélas, on ne peut rien faire pour sauver ces chiots épuisés.
  • Transport des chiots : chaque transport devant être rentabilisé au maximum, les chiots sont alors entassés dans des cages, sans eau ni nourriture, pendant une vingtaine d’heures et secoués dans une camionnette pressée d’arriver à destination. Le véhicule n'est pas agréé pour des questions de coût et pour livrer discrètement les éleveurs qui prétendent avoir produit les portées chez eux ainsi que certains ''élevages familiaux.'' Arrivés à destination ou au moment d'ouvrir les portes de la camionnette, de nombreux chiots sont ainsi retrouvés morts, recroquevillés en boule, à cause du stress du transport, de la déshydratation ou du contact avec des animaux malades tandis que d'autres décèdent quelques jours après leur arrivée en France. Les survivants, quant à eux, sont vendus à prix dérisoire et rapportent à ces ''passeurs'' et ''vendeurs'' de gros bénéfices.

Les animaux en vente vivent dans un espace fortement réduit et les sorties sont rares voire nulles. Ils ne peuvent ni se dépenser alors qu'ils en ont tant besoin ni être socialisés correctement. Les animaleries contribuent également aux abandons en incitant à l'achat impulsif de chiots, chatons ou NAC attendrissant dans les vitrines, car les acheteurs n'ont pas forcément bien réfléchi aux besoins de l'animal et aux conséquences de son arrivée dans la famille (taille à l'âge adulte, durée de vie, espace du logement nécessaire, éducation douce, promenades quotidiennes, temps à lui consacrer, budgets alimentaires et vétérinaires...), ou ne pensent pas à consulter un vétérinaire spécialisé si l'animal présente des troubles psychologiques (sevrage brutal, conditions de transport diffcile...). De plus, il y a des vendeurs qui informent partiellement ou mentent, par manque de compétences ou pour ne pas faire fuir un acheteur potentiel !

Un chiot, chaton ou NAC doit être choisi en famille après avoir mûrement réféchi. Si vous souhaitez vraiment acheter plutôt qu'adopter, nous vous conseillons de venir chercher votre animal directement dans un élevage familial sérieux et fuir les animaleries.
・ Types d'élevages : il est conseillé de choisir un élevage familial afin de ne pas perpétrer la souffrance des chiens, chats ou NAC dans des cages et boxes. En effet, les animaux y vivent librement dans la maison et sont traités comme de réels animaux de compagnie. A l'inverse, les élevages professionnels enferment les animaux dans des boxes et cages.
Ils quittent l'élevage que pour les saillies et les expositions. Les chiens ne sortent qu'à certaines heures mais n'entrent pas dans la maison. Certains éleveurs les font rentrer à tour de rôle dans la maison mais cela ne remplacera jamais la vie en famille nécessaire à la bonne socialisation de l'animal. Quant aux retraités d'élevages, souvent malpropres et difficiles à placer, ils sont plus souvent euthanasiés qu'on ne le pense. Enfin, il reste les usines, qui représentent
l'élevage le plus cruel et concernent les élevages des pays de l'Est comme les élevages français.
・ Critères de choix : il est conseillé de vérifier certains critères et ne pas acheter un animal si vous remarquez quoique ce soit de suspect afin de ne pas entretenir cet élevage. Un éleveur sérieux se soucis du bien-être de chacun de ses animaux. Cela se voit à son attitude et au mode de vie des animaux qu'il élève.
Il n'élève pas moult races et n'a pas besoin de 20 animaux par races élevées !!! Ces éleveurs sont en fait des fermes d'élevage ou des usines. Un éleveur ne peut s'y connaître et être passionné par toutes les races de l'espèce qu'il élève !
Il ne trouve pas d'excuse pour refuser une visite complète de son élevage afin de vérifier leurs conditions de vie :
· Les petits et leurs parents doivent être visibles.
· Ils ne vivent pas dans des cages ou des boxes, mais en liberté.
· Leur lieu de vie est spacieux, chauffé et éclairé par la lumière du jour.
· Les animaux, locaux et litières sont propres.
· Il y a de l'eau à volonté à leur disposition, des jouets et coussins confortables adaptés à leur taille pour se reposer.
· Ils ne sont pas maigres (côtes apparentes ou trop palpables au toucher) ou malades et ne présentent pas de troubles comportementaux tels que la peur, l'agressivité, etc.
Durant la visite, un bon éleveur posera des questions sur le type d'animal que vous souhaitez, votre mode de vie, l'environnement familial et votre habitat. Il communiquera les qualités mais aussi les défauts de l'animal afin d'éviter des déceptions et son abandon par la suite. Il ne vous mettra pas la pression pour que vous achetiez et vous conseillera de bien réfléchir. Sa priorité est avant tout le bien-être de l'animal.

Au 1er janvier 2016, les particuliers éleveurs doivent obtenir un numéro SIREN dès le premier animal vendu. Les éleveurs commercialisant une seule portée par an d'animaux de race inscrits aux livres généalogiques et par foyer fiscal, peuvent bénéficier d’une dérogation. L'attestation de Connaissances pour les animaux de compagnie d'espèces domestiques remplace l'ancien "certificat de capacité" et devient obligatoire pour tout éleveur produisant plus d'une portée par an.
・ Mentions obligatoires sur une annonce de vente d'un animal de compagnie (sur papier ou internet) :
· Numéro SIREN de l'éleveur ou le numéro de portée pour les animaux inscrits aux livres généalogiques.
· Numéro d’identification des animaux vendus ou de leur mère.
· Nombre d’animaux de la portée et leur l’âge (8 semaines minimum).
· Mention ''de race'' si les animaux sont inscrits à un livre généalogique.
· Mention ''n’appartient pas à une race'' si les animaux ne sont pas inscrits à un livre généalogique.
・ Documents à délivrer impérativement par l'éleveur à l'acheteur lors de la vente :
· Attestation de cession.
· Document d’information sur les caractéristiques et les besoins de l’animal.
· Document d’identification de l’animal.
· Certificat vétérinaire attestant du bon état sanitaire de l’animal.
・ Obligations en cas de cessions gratuites :
· Identifier l'animal au préalable par puce électronique ou tatouage.
· Fournir un certificat vétérinaire de bonne santé (valable quelques jours).
· Attendre le sevrage de l'animal (8 semaines minimum).
Si un particulier abandonne un jeune NAC, un chiot ou un chaton, n'hésitez pas à le sensibiliser à la stérilisation et lui donner les coordonnées de quelques associations ou fondations pour financer la stérilisation de la mère si nécessaire, afin de lutter contre les abandons et le risque de confer les animaux à des personnes qui, malgré leur apparence bienveillante pour inspirer la confiance, sont irresponsables ou cruelles et cherchent des jeunes NAC, chatons ou chiots, mâles ou femelles, souvent gratuits ou à bas prix !
Attention : certains particuliers tentent de détourner la loi en passant des annonces où ils font croire que les chiots, chatons ou jeunes NAC sont gratuits alors qu’ils sont en fait payants. Cette fraude doit vous alerter sur les possibles conditions de vie désastreuses des animaux, dont beaucoup proposés à la vente sur internet ou dans les journaux gratuits sont issus de trafics illicites (source agriculture.gouv.fr).

Le commerce honteux des animaux de compagnie ne s'arrêtera que si les gens cessent de les acheter. Les refuges et associations débordent d'animaux de tout âge, abandonnés ou sauvés de la maltraitance, qui attendent désespérément une famille aimante et risquent l'euthanasie dans les fourrières. Adopter un animal permet d'en sauver deux : celui qui retrouve un foyer et celui qui pourra être recueilli grâce à la place libérée.
Chaque animal proposé à l'adoption est identifié, vacciné, soigné et stérilisé s'il a atteint l'âge requis. S’il est atteint d'un handicap, vous serez averti avant de faire le choix de l'adopter ou non. Le don demandé sert à rembourser une partie des frais vétérinaires engagés pour l'animal. Transparence, conseils désintéressés et amour des animaux remplacent opacité, appât du gain et tromperies des animaleries et éleveurs malhonnêtes.

Certains arguments avancés ne sont en aucun cas une garantie d'un élevage sérieux :
・ Le numéro de puce français ne garantit pas la provenance de l'animal. En effet, des vétérinaires malhonnêtes retirent la puce étrangère pour la remplacer par une autre dont le numéro commence par 250 (Code pour la France).
・ Un chiot, chaton ou NAC LOF (pedigree) ne signifie pas que l'animal a été élevé dans de bonnes conditions. Les élevages véreux produisant des animaux avec pedigree sont très nombreux.
・ Un éleveur se vantant de ces nombreuses coupes gagnées ne démontrent pas pour autant son sérieux et sa passion.
・ Certains petits élevages familiaux privilégient plus la santé de leurs animaux que certains éleveurs ayant pignon sur rue et que l'on voit dans toutes les expositions de chiens, chats ou NAC.