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Chats errants

Les chats errants, sociables ou craintifs, n’ont pas de maître. Ils vivent une vie de misère dans la rue (faim, soif, maladie, intempéries, absence de confort, etc.) et sont particulièrement exposés aux actes de cruauté. La reproduction incontrôlée engendre très rapidement une surpopulation et augmente davantage les difficultés pour survivre : un couple de chats non stérilisés peut engendrer plus de 20 000 descendants en 4 ans ! La seule solution humaine ayant fait ses preuves est la stérilisation. Cet acte réduit la misère animale et le risque de maltraitance en limitant le nombre de chats, éliminant les odeurs d’urine forte et les nuisances sonores lors des périodes de reproduction.

Coeur animal capture, stérilise, identifie, déparasite et soigne les éventuelles pathologies des chats errants, avant de les relâcher dans leur environnement en l’absence de famille d’accueil ou d’adoptant, après la fin de la convalescence indispensable pour éviter une éventration mortelle ou une infection. Ces chats errants identifiés deviennent alors des chats libres, avec un statut juridique, les protégeant ainsi de l’euthanasie. Ils sont nourris chaque jour grâce aux nourrisseurs qui veillent sur eux et préviennent Coeur animal en cas de maladie ou d’accident.

Une chatte peut avoir jusqu’à 9 chatons par portée. Il s’agit ici d’un exemple pour une portée de 4 chatons.

Abandons

Plus de 100 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année en France, lâchement dans la rue, via des petites annonces ou dans les associations et refuges, avec un pic pendant la période estivale. La France détient le triste record d’Europe du nombre d’abandons de chiens et chats.

Les motifs de l'abandon sont nombreux : absence de stérilisation, animal non désiré reçu en cadeau, achat ou adoption non réfléchi (caprice des enfants, mauvaise anticipation de la taille de l'animal adulte, problème d'éducation ou troubles du comportement non traité, incompatibilité avec un autre animal présent dans le foyer, temps à consacrer, frais vétérinaires coûteux, etc.), déménagement, perte d'emploi, naissance, séparation, recomposition familiale. Les départs en vacances notamment en été sont aussi une excuse récurrente. Environ 50 000 chiens et chats sont ainsi cruellement abandonnés sur la route chaque année malgré de nombreuses solutions pour faire garder son compagnon : chenil, pet-sitter, etc.

L'animal errant est mis en fourrière ou confié à un refuge. Les refuges et associations sont régulièrement saturés et ne peuvent accueillir tous ces animaux abandonnés, fugueurs ou perdus. S'ils ne sont pas réclamés ou placés, les animaux des fourrières risquent l'euthanasie après un délai légal de 8 jours ouvrés, pour libérer des places aux nouveaux arrivants. L'adoption est alors un acte qui permet de sauver un animal de la mort, à l'inverse de l'achat chez un éleveur ou dans une animalerie qui favorise les abandons en incitant à l'achat impulsif.

Coeur animal recueille les chiens et chats abandonnés et ne pratique pas l'euthanasie si un animal ne trouve pas de famille d'adoption. Chaque animal proposé à l'adoption est identifié, vacciné, déparasité et stérilisé dès l'âge requis. Les chats sont également testés pour la leucose et le FIV (SIDA du chat). Un chèque de caution sera demandé aux personnes souhaitant adopter un animal n'ayant pas encore été stérilisé. Cette caution sera restituée sur justificatif du vétérinaire lors de la stérilisation ou castration. Une participation financière est demandée pour rembourser une partie des frais vétérinaires. Un contrat d'adoption sera établi pour la sécurité de l'animal.

 

Afin de lutter contre les abandons et euthanasies de chiots et chatons non désirés ainsi que des animaux adultes, Coeur animal aide les personnes pauvres à stériliser leur animal ou à le soigner en cas de maladie ou handicap afin d'éviter un abandon faute de moyens, en réglant les frais vétérinaires partiellement ou en totalité pour les plus démunies. Coeur animal procède aussi à la stérilisation et l'identification des chats errants, particulièrement exposés aux actes de cruauté et menant une vie de misère.

Aides aux propriétaires démunis

Les personnes démunies n’ont souvent pas la possibilité de soigner leur animal malade ou handicapé auquel ils sont attachés. Ces maîtres en difficulté financière n’ont malheureusement pas d’autres alternatives que de laisser leur petit compagnon souffrir sans pouvoir le soulager avec le risque qu’il développe une dépression, ou de l’abandonner en espérant ainsi qu’il soit soigné par d’autres personnes, provoquant alors un traumatisme chez l’animal privé définitivement de son maître.

Faute de moyens, les chiens et chats ne peuvent également pas être stérilisés, avec pour conséquence l’abandon des chatons et des chiots… les gestations accidentelles étant fréquentes chez les chiennes (fugue…).

Grâce aux donateurs solidaires, Coeur animal aide les personnes démunies à soigner leur animal (chien, chat, NAC et même les équidés), en réglant les factures directement aux vétérinaires ou prestataires, partiellement ou en totalité pour les plus pauvres, sur justificatifs de ressources. Divers frais peuvent ainsi être pris en charge :
・ stérilisation et identification ;
・ consultation ;
・ soins et examens médicaux ;
・ actes chirurgicaux (tumeur, handicaps tels que la cataracte ou l’arthrose, etc.) ;
・ séances de rééducation ou de laser ;
・ certains équipements tels qu’un chariot pour animaux handicapés.

Les personnes démunies qui peuvent soigner leur animal grâce aux donateurs sont toujours très reconnaissantes et émues de voir leur animal malade ou handicapé reprendre goût à la vie, en particulier s’il est jeune ou actif et si le handicap est douloureux ou apparu brutalement.

A l'étranger

À l'étranger, notamment en Roumanie, le sort réservé aux chiens errants est abominable. Avec un salaire minimum actuel de 407,45 €, les Roumains les plus pauvres ne peuvent pas stériliser leurs animaux qui vivent souvent à l'extérieur et croisent leurs congénères dans les rues. Les conséquences pour les nombreux chiots non désirés sont alors terribles. Une association locale explique les conditions de vie et le sort réservé à ces chiens errants :

« La Roumanie a voté une loi d'extermination des chiens errants le 25 septembre 2013. Traqués, massacrés ou entassés dans des fourrières mouroirs où ils se battent entre eux pour survivre, ils seront exterminés dans la souffrance. »

Pour les chiens de Roumanie, c'est la mort et la souffrance à chaque coin de rue, puisqu’il est interdit de les nourrir. Ils vivent et meurent dans la rue. Ils sont livrés à eux-mêmes, finissent écrasés, affamés, battus, pendus, les chiots jetés à la rivière ou dans un sac plastique fermé.

Traqués par les dog-catchers (attrapeurs de chiens), les chiens de Roumanie sont entassés dans des fourrières mouroirs où ils sont exterminés selon les méthodes les plus ignobles et les plus économiques : électrocutions, pendaisons, coups de pelle, ou affamés pour qu'ils finissent par se manger entre eux.

Dans la rue ou la fourrière, c'est une lutte sans fin contre la mort, dans un pays qui les hait. Les adoptions sont très rares, le chien de race étant digne d’amour, mais pas les autres qui sont relégués au rôle de gardien de cour, en chaîne, dans le meilleur des cas.

Dans la rue, les dangers sont omniprésents. Ils sont considérés comme de la vermine et rien n'est trop beau pour s'en débarrasser alors qu'ils cherchent de l'aide : coups de pelle, de bâtons, pièges barbelés ou poison. Dans les villages, ces chiens sont parfois enchaînés à un arbre ou à une niche sans nourriture ni eau, pour y mourir de faim et de soif. Ce sont simplement des instruments de garde, ils ne reçoivent pas de caresses, tout est fait pour les "endurcir".

En Roumanie, il n'y a pas de loi de protection pour les chiens de la rue, juste une loi d'extermination, ce qui permet aux criminels de laisser libre cours à leur Haine.''

Cette situation est le résultat de l'absence de stérilisation et d'éducation. Les associations locales font un travail de sensibilisation et les mentalités commencent peu à peu à évoluer, mais les besoins financiers pour assurer des stérilisations restent importants.

Afin d'empêcher toujours plus la naissance de chiots et aussi des chatons non désirés et ainsi faire reculer tout acte de cruauté, Coeur animal soutient les associations locales les plus impliquées, en payant directement aux vétérinaires les stérilisations, identifications, vaccins et soins des chiens et chats appartenant aux personnes démunies.

Selon les associations espagnoles, entre 50 000 à 60 000 galgos (lévriers espagnols) sont maltraités, tués ou abandonnés, en particulier chaque année après la saison de la chasse. Le galgo assiste son maître chasseur, le galguero, dans la chasse au lièvre. S’il chasse mal, le maître, considérant que son honneur est bafoué, se venge et s’en sépare dans des conditions très cruelles. Le podenco, autre type de lévrier descendant du lévrier égyptien « Pharaon », subit un sort aussi terrible. Il n’y a pas de statistiques de maltraitance disponibles. À vrai dire, tous les chiens de chasse sont également maltraités, à tel point que, pour les uns et les autres, des charniers sont régulièrement découverts. Les tortionnaires, appartenant à des populations souvent agricoles qui font perdurer des traditions telles que la corrida ou le jeter d’animaux vivants du haut des clochers lors de fêtes religieuses, sont très rarement poursuivis. S’il y a procès, celui-ci est souvent avorté.

Maître Laurence Mayer, avocate à la Cour de Paris, précise ainsi le statut des galgos qui s’applique aux autres animaux de chasse :

« La législation espagnole en matière de protection animale est peu efficace. Au niveau étatique, le Code pénal espagnol punit la maltraitance et l’abandon des animaux. Pour leur malheur, les animaux de travail, dont les lévriers et les chiens, sont considérés comme des « meubles » appartenant aux unités immobilières comme les propriétés agricoles. Dans la réalité, ces infractions sont le plus souvent classées sans suite, ou n’émeuvent pas les magistrats, de telle sorte qu’elles sont très peu sanctionnées. Le statut civil de l’animal est quant à lui hétérogène. Il varie selon la législation de chaque Communauté Autonome (équivalent de nos régions). Ainsi, alors que le droit civil catalan reconnaît un statut juridique sui generis à l’animal, les autres Communautés Autonomes lui appliquent le régime des « choses ». Il en ressort que le droit espagnol en matière de protection animale est trop timide. Les causes sont principalement l’application beaucoup trop laxiste de la loi pénale et le manque d’homogénéité du statut de l’animal domestique au niveau du droit commun. En matière de législation européenne, la législation espagnole est souveraine et les délits n’entrent pas dans le champ des compétences de l’Union Européenne. »

Coeur animal soutient les actions de Galgos Ethique Europe auprès de l’Europe pour demander que cet état de fait change, notamment que le champ des compétences soit modifié. Le fonds de dotation aide également des refuges espagnols dont les bénévoles sont très impliqués, mais se retrouvent avec des difficultés financières pour régler les soins vétérinaires ou pour abriter convenablement les chiens et lévriers.

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