Maladies du chat

Il est important de protéger votre chat contre certaines maladies fréquentes, contagieuses et pouvant entraîner des graves séquelles (gêne respiratoire, cécité, surdité…) ou la mort parfois très rapidement. Les meilleurs moyens de prévention consistent à stériliser, vacciner, nettoyer les oreilles du chat et désinfecter régulièrement l’habitat.

Gale des oreilles

La gale auriculaire est une infection parasitaire très fréquente et très contagieuse. Elle est due à un acarien qui vit, se nourrit et se reproduit dans les conduits des oreilles des animaux. Un traitement adapté doit être mis en place le plus vite possible, sous peine de fortes douleurs, de surdité et de contagion à tous les animaux du foyer. La gale touche plus souvent les chats et chiens jeunes ou vivant en collectivité et n’est pas transmissible à l’homme.

La transmission du parasite s’effectue souvent par contact direct avec un animal infesté, au sein d’une même espèce ou non (du chat au chien, du furet au chat, etc.) et d'une oreille à l'autre sur le même animal. Un environnement infesté peut aussi être une source de contamination. Les chats et chiens jeunes ou vivant en collectivité sont plus souvent atteints (élevage, animalerie, chatterie, refuge, chenil, etc.). Il n'y a pas de transmission possible à l'homme.

La prolifération des parasites déclenche une otite externe inflammatoire. Selon le stade de la maladie, l'animal peut présenter un ou plusieurs symptômes plus ou moins prononcés :
・ Grattages (risques de lésions cutanées et d'othématome ; il se gratte aussi dès qu’on touche la base de son oreille).
・ Intérieur de l’oreille rouge et irrité.
・ Cérumen marron voire noir, en quantité assez importante plutôt sec et friable.
・ Ecoulements purulents (otite surinfectée).
・ Odeur inhabituelle.
・ L'animal, très gêné, peut secouer fréquemment la tête.
・ Vive douleur (le chat ou le chien peut refuser qu’on examine son oreille).

Dans les stades les plus évolués :
・ Aggravation de l'otite.
・ Perforation du tympan.
・ Gêne occasionnée telle que l’animal garde la tête penchée en permanence et peut souffrir de pertes d’équilibre.

Un traitement doit être entrepris rapidement pour limiter les complications et éviter des traitements complémentaires (antibiotique et/ou antimycosique).

Le diagnostic de la gale se fait par détection des parasites dans le cérumen, grâce au microscope ou à un otoscope. Une faible quantité d'acariens est difficilement décelable mais peut provoquer des démangeaisons intenses chez un animal hypersensible.

Il est indispensable de nettoyer et traiter les oreilles de tous les animaux du foyer car le parasite est très contagieux et il existe des porteurs asymptomatiques :

・ Animal coopératif : lavez délicatement et régulièrement le conduit auditif avec un nettoyant spécial pour les oreilles du chat, afin de décoller le cérumen présent et assurer une meilleure action de l’acaricide, qui sera ainsi directement en contact avec la surface du conduit auditif et non “noyé” dans les saletés. Après le nettoyage, appliquez le produit acaricide prescrit par le vétérinaire, en respectant la durée du traitement, même si les symptômes ont disparu, car le produit ne tuant pas les œufs, il faut du temps pour qu'ils éclosent. Les récidives sont fréquentes en cas d’arrêt prématuré du traitement. La gale pouvant se transmettre d’une oreille à l’autre, il est préférable de traiter les deux oreilles en même temps.

・ Animal difficile : pour les animaux peu maniables, il existe des pipettes à administrer sur la peau entre les omoplates. Le produit diffusé finit par atteindre les acariens situés dans l’oreille. Le traitement général est aussi efficace que le traitement local et permet d’éliminer tous les acariens, y compris ceux qui sont localisés sur le corps. Nettoyez ensuite les conduits auditifs quand la douleur sera bien atténuée afin d'améliorer l’élimination des acariens.

Détecter précocement la gale des oreilles permet une guérison beaucoup plus rapide. Inspectez régulièrement les oreilles du chat, une fois par semaine environ, dès son plus jeune âge, et nettoyez si nécessaire. Il n'y a aucun risque de blesser l'animal en accomplissant ce soin. Vous pouvez demander à votre vétérinaire de vous montrer le bon geste. Il existe aussi des pipettes en prévention de la gale auriculaire à appliquer entre les poils à la base du cou et dont l'effet de protection dure environ un mois.

Passez l’aspirateur et nettoyez les surfaces en contact avec l’animal infesté pour assainir l’environnement.

Coryza

Le coryza est une maladie due à l’association de plusieurs virus et bactéries. Elle est très fréquente et contagieuse. Elle représente environ 90% des maladies respiratoires du chat et peut entraîner des séquelles respiratoires, la cécité et la mort dans les cas extrêmes. Les chats de tous âges et de toutes races sont atteints. Il existe un vaccin.

Le coryza se transmet par contact direct (nez, bouche, yeux), par les éternuements ou quand les chats se soufflent dessus. Il existe un risque de transmission indirecte par du matériel, tissu ou support contaminé (gamelles, etc.) ou lorsque le maître véhicule des particules virales de l'extérieur via ses vêtements ou chaussures. Les chats d'intérieur sont donc également exposés. Par ailleurs, le calicivirus est très résistant dans le milieu extérieur.

L’incubation est de 2 à 5 jours. Un chat atteint de coryza peut présenter les symptômes suivants :
・ Abattement.
・ Fièvre.
・ Réaction ganglionnaire.
・ Baisse d'appétit.
・ Conjonctivite (yeux rouges avec écoulements, parfois présence de pus ou yeux collés).
・ Rhinite (éternuements, écoulements du nez, présence de pus et difficultés respiratoires si rhinite importante).
・ Inflammation de la langue, parfois des ulcères (le chat bave et a du mal à s’alimenter).
・ Toux.

L’évolution de cette maladie varie d’un chat à l’autre. Une guérison complète peut survenir en 8 à 10 jours avec un traitement, mais de graves complications peuvent survenir en l'absence d'une intervention à temps :
・ Risque de cécité.
・ Rhinite et sinusite chronique avec parfois une destruction des cornets nasaux.
・ Inflammation chronique de la bouche entraînant de grosses difficultés pour se nourrir.
・ Complications pulmonaires (Pneumonie).
・ Mort du chat notamment chez les chatons et les chats déjà affaiblis qui refusent de s'alimenter.

Un chat ayant contracté la maladie peut rester porteur de l’herpès-virus et du calicivirus pendant toute sa vie. Les virus peuvent en effet rester latents dans l’organisme et réapparaître au cours d’un stress, d'une mise bas, d’un état de fatigue ou d'une autre maladie.

Suivant les cas, le vétérinaire mettra en place un traitement adapté :
・ Antibiotiques pour éviter les complications bactériennes.
・ Anti-inflammatoires.
・ Sérum anti-viral.
・ Acide aminé pour stimuler le système immunitaire notamment en cas d'infection par l’Herpès-virus.
・ Nettoyant oculaire et collyre antibiotique pour traiter la conjonctivite.
・ Séances d’inhalation (aérosolthérapie) parfois nécessaires pour traiter la rhinite, en clinique vétérinaire avec un nébuliseur ou à domicile, en mettant le chat dans sa caisse de transport, le bol d’inhalation placé devant la grille, à l’extérieur de la caisse, et l'ensemble recouvert d’une serviette éponge humidifiée. Dans le bol d’inhalation, plusieurs médicaments sont associés et versés dans de l’eau bouillante. Votre vétérinaire prescrira l’association d’un antibiotique, de médicaments permettant de fluidifier les sécrétions nasales et éventuellement un bronchodilatateur.
・ Dans certains cas, et si l’animal ne s’alimente pas, le chat sera hospitalisé et mis sous perfusion.

Évitez les contacts entre le chat malade ou suspect et les autres chats, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante. Désinfecter l'intérieur et tout ce qui a pu être en contact avec le chat infecté, changer ses vêtements, se laver les mains, etc. Le virus n'étant pas sensible à tous désinfectants, il convient de choisir les désinfectants avec de l’hypochlorite de sodium (eau de Javel) qui sont efficaces.

La meilleure manière de combattre le coryza est la vaccination. Avant l’âge de 6 semaines, le chaton est protégé par les anticorps maternels. La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 6-8 semaines, à tout âge. Le vaccin est de plus en plus souvent associé au vaccin contre les Chlamydias, bactéries à l'origine de complications.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Calicivirose

La calicivirose est une maladie virale, très contagieuse, due au calicivirus, généralement bien connu des propriétaires de chats car c’est un agent du coryza. Il existe un vaccin.

Le virus est principalement excrété dans les sécrétions nasales, orales et oculaires des chats malades ou porteurs. Il existe un risque de transmission indirecte par du matériel, tissu ou support contaminé (gamelles, etc.) ou lorsque le maître véhicule des particules virales de l'extérieur via ses vêtements ou chaussures. Les chats d'intérieur sont donc également exposés. Par ailleurs, le calicivirus est très résistant dans le milieu extérieur.

Après l'infection, les chats excrètent le virus pendant plusieurs semaines à plusieurs mois. Certains chats peuvent excréter le virus sans symptômes, d’autres peuvent présenter une maladie chronique. Les symptômes varient en fonction de la souche virale :
・ Coryza.
・ Fièvre.
・ Pneumonie.
・ Boiterie.
・ Infections de la bouche et gencive chronique avec ulcères buccaux très douloureux.

Il existe aussi une forme hypervirulente de calicivirose :
・ Fièvre importante.
・ Oedèmes de la face et des membres.
・ Ulcères cutanés et sur les coussinets, etc.

Actuellement, il n'existe pas de traitement antiviral efficace. Le traitement varie donc en fonction des symptômes observés. Généralement, une antibiothérapie est mise en place pour éviter toute surinfection bactérienne souvent associée à des corticoïdes pour soulager le chat et moduler la réponse immunitaire. Lorsque les traitements habituels ne soulagent pas le chat, un traitement par interféron peut être proposé par le vétérinaire.

Évitez les contacts entre le chat malade ou suspect et les autres chats, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante. Désinfecter l'intérieur et tout ce qui a pu être en contact avec le chat infecté, changer ses vêtements, se laver les mains, etc. Le virus n'étant pas sensible à tous désinfectants, il convient de choisir les désinfectants avec de l’hypochlorite de sodium (eau de Javel) qui sont efficaces.

La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 8 semaines, à tout âge. Une troisième injection de primo-vaccination peut être recommandée lorsque la pression infectieuse est importante. Le vétérinaire déterminera le protocole de vaccination le plus adapté en fonction du mode de vie du chat.

La vaccination ne protège pas les chats contre tous les variants du calicivirus : un animal vacciné peut donc déclarer une calicivirose ou être porteur asymptomatique. L’objectif de la vaccination est de diminuer (voire empêcher) les symptômes présentés par l'animal, et pour certains vaccins de diminuer l’excrétion du virus.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Chlamydiose

La chlamydiose féline est une maladie bactérienne contagieuse et potentiellement mortelle. Elle entraîne des troubles oculaires et/ou respiratoires. La chlamydiose du chat semble pouvoir exceptionnellement se transmettre à l’homme sous forme d’une conjonctivite bénigne. Il existe un vaccin pour protéger l’animal.

La chlamydiose se transmet souvent par contact entre un chat malade et un chat sain, quand ils vivent en collectivité ou lorsqu'ils sortent par exemple. Cette maladie est souvent associée à d'autres virus et bactéries. Les chats atteints de coryza sont particulièrement sensibles à la chlamydiose. Les risques de transmission à l'homme sont faibles et concernent essentiellement les personnes immunodéprimées. L'animal qui risque le plus de transmettre une chlamydiose respiratoire à l'homme est le perroquet, qui peut également la transmettre au chat.

En général, les chats atteints de chlamydiose féline présentent les symptômes suivants :
・ Conjonctivite, avec écoulement de larmes, paupières rouges voire gonflées et clignements.
・ Troubles respiratoire (toux sèche, forte et quinteuse ainsi que des éternuements).
・ Pneumonie.
Un traitement doit être mis en place rapidement.

Le traitement se fait à base d'antibiotiques, d'anti-inflammatoires et de collyres. Il est très efficace mais peut s'avérer plus ou moins long. Certains chats récupèrent rapidement, surtout si le traitement est effectué très tôt.

Évitez les contacts entre le chat malade ou suspect et les autres chats, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante.

Il existe un vaccin contre la bactérie responsable de cette maladie, souvent effectué en association avec ceux contre le typhus et le coryza. Demandez conseil à votre vétérinaire.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Leucose

La leucose féline (FeLV) est une maladie virale grave, fréquente et contagieuse qui entraîne une forte baisse du système immunitaire. Elle touche souvent les chats de plus de trois ans et n’est pas transmissible à l’homme. La leucose est parfois confondue avec le “sida du chat” (ou FIV). Bien qu’il y ait des similitudes, ces maladies sont différentes. Il existe un vaccin contre la leucose féline mais pas contre le ”sida du chat.”

Les chats contractent la leucose par l’intermédiaire de chats infectés via :
・ Les larmes.
・ Le contact nez à nez.
・ La salive (en cas de morsure ou de léchage).
・ Les urines (par l'intermédiaire des litières partagées, etc).
・ Le sang (MST, bagarre, etc).
・ La gestation et le lait de la mère lors de l’allaitement des chatons.
Certains chats peuvent être porteurs du virus et contagieux sans déclarer la maladie (aucun symptôme) parfois à vie.

Le virus est peu résistant dans le milieu extérieur, ainsi, les risques de contamination sont quasiment nuls pour un chat sain passant après un chat contaminé dans une pièce. Toutefois, tous les vétérinaires portent une attention particulière à la désinfection de leur matériel et table d'auscultation entre chaque consultation.

L’incubation est très variable. La leucose entraîne une immunodéficience. Le système de défense de l'organisme devient défaillant et incapable de défendre l'animal contre les maladies. Le chat contracte alors divers pathologies (PIF, abcès, gingivites chroniques...).

Le FeLV peut également être à l'origine de plusieurs autres problèmes de santé :
・ Anémie (diminution du nombre de globules rouges) et leucopénie (diminution du nombre de globules blancs).
・ Nombreux cancers (lymphomes, leucémies, cancer du rein...).
・ Insuffisance rénale chronique.
・ Avortements.

Les symptômes peuvent donc être très variés :
・ Abattement.
・ Fièvre.
・ Baisse d’appétit.
・ Amaigrissement.
・ Pâleur des muqueuses.
・ Infections (yeux, voies respiratoires, bouche, oreilles, peau, appareil urinaire, sang, etc.).
・ Troubles digestifs, etc.

Votre vétérinaire peut diagnostiquer la leucose féline grâce à un rapide test sanguin.

Malheureusement, aucun traitement ne permet réellement d’éliminer le virus. Des injections d’interféron permettent souvent une bonne amélioration et une augmentation de l’espérance de vie du chat. Les traitements des autres maladies développées assurent un confort de vie à l'animal déjà affaibli par la leucose. Vous pouvez aussi vacciner votre chat contre le typhus, le coryza et la chlamydiose pour le protéger.

Évitez les contacts entre le chat infecté ou suspect et les autres chats, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante.

Il existe un vaccin efficace contre la leucose vivement conseillé compte tenu des forts risques de contagion et de l'absence de traitement. La vaccination protège votre animal et également toute la population féline en évitant qu’il ne contamine les autres. Il est nécessaire de demander un test de dépistage préalable au vaccin de la leucose pour vérifier que votre chat n'est pas déjà séropositif.

La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 8 semaines, à tout âge. Pensez donc à faire vacciner votre chat contre la leucose pour lui éviter de nombreux problèmes.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Virus d'immunodéficience féline

Le « Sida du chat » est une maladie virale grave et contagieuse, nommé FIV (Virus de l’Immunodéficience Féline), proche de la leucose, et responsable d’une immunodéficience. L’infection est fréquente chez les chats non stérilisés qui sortent dehors. Le FIV est l’équivalent du SIDA de l’homme, mais il n’y a aucun risque de transmission à l’homme car les virus sont différents. Il n’existe pas de vaccin contrairement à la leucose.

Le virus est transmis entre chats par contact direct via la salive (morsures, léchages, partage des gamelles...). Ce sont principalement des chats mâles non castrés qui sont infectés. La transmission de la mère aux chatons, in utero ou au cours de la mise-bas est très rare. Certains chats peuvent être porteurs du virus et contagieux sans déclarer la maladie (aucun symptôme) parfois à vie.

Le virus est très fragile dans le milieu extérieur, il y survit quelques dizaines de minutes maximum. La contamination des lieux (par des objets ou le sol) est presque impossible. Toutefois, tous les vétérinaires portent une attention particulière à la désinfection de leur matériel et table d'auscultation entre chaque consultation.

L'incubation est très variable. Lors d'un stress important, d'une maladie ou bien sans aucune raison, le virus se ''réveille'' et le chat devient malade. Le virus se multiplie et détruit des globules blancs, ce qui rend le chat très sensible aux microbes, même ceux qui sont peu dangereux pour des chats non atteints par le FIV. Il est aussi atteint plus gravement lors des maladies classiques qu'un chat négatif au FIV. En phase terminale, le chat développe souvent des cancers du sang (leucémies, etc).

Les symptômes peuvent donc être très variés :
・ Abattement.
・ Fièvre.
・ Augmentation de taille des ganglions lymphatiques.
・ Amaigrissement.
・ Infections (yeux, appareil respiratoire, bouche, etc.).
・ Abcès cutanés récidivants.
・ Diarrhées chroniques qui ne guérissent pas malgré la mise en place de traitements.
・ Troubles nerveux (convulsions par exemple) ou des troubles comportementaux, etc.

Votre vétérinaire peut diagnostiquer le FIV grâce à un rapide test sanguin.

Il n'existe aucun traitement pour détruire le virus mais un chat FIV peut vivre très longtemps grâce à ses précautions pour éviter que le virus se réveille et que le chat tombe malade :
・ Eviter le stress.
・ Offrir une nourriture saine qui aidera son corps à mieux se défendre.
・ Vacciner le chat pour les autres maladies.
・ Utiliser certains traitements antiviraux pour retarder l’évolution de la maladie.
・ Contrôler les infections à l’aide de différents médicaments.

Malheureusement, il n'existe aucun vaccin contre le F.I.V, contrairement au FeLV (leucose). La prévention est donc indispensable pour éviter la contamination :
・ Eviter tout contact entre chats sains et malades.
・ Stériliser les chats (mâles ou femelles) qui sortent afin d'éviter les bagarres (et donc les morsures) et les MST.

Il existe un vaccin efficace contre la leucose vivement conseillé compte tenu des forts risques de contagion et de l'absence de traitement. La vaccination protège votre animal et également toute la population féline en évitant qu’il ne contamine les autres. Il est nécessaire de demander un test de dépistage préalable au vaccin de la leucose pour vérifier que votre chat n'est pas déjà séropositif.

La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 8 semaines, à tout âge. Pensez donc à faire vacciner votre chat contre la leucose pour lui éviter de nombreux problèmes.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Typhus

Le typhus est une maladie virale mortelle et fortement contagieuse. Elle se traduit par une gastro-entérite sévère (vomissements et diarrhée) qui évolue vers la mort dans 90% des cas chez les chatons. Le typhus atteint essentiellement les chatons de moins de 6 mois mais peut également toucher des chats adultes. Il est donc capital de protéger votre chat en le faisant vacciner.

Pendant la phase aigüe de la maladie, le virus est présent en très grande quantité dans toutes les excrétions et sécrétions du chat. Les selles sont infectantes jusqu'à 6 semaines (et parfois plusieurs mois) après guérison, pour ceux qui ont la chance de s'en sortir. Le virus peut résister plusieurs mois dans le milieu extérieur et contaminer les chaussures, les vêtements ou les objets, ce qui signifie que les chats d’intérieur sont également exposés à l’infection. Les chats sains se contaminent en reniflant ou en avalant des matières contenant le virus.

Lorsque la chatte est infectée par le virus pendant la gestation, les chatons souffrent de lésions nerveuses invisibles à la naissance, mais qui apparaitront lorsqu'ils commenceront à marcher. Les chatons n'ont alors aucun équilibre, et sont incapables de se déplacer. Il s'agit de l'ataxie cérébelleuse du chaton, maladie hélas incurable.

L'incubation est de 2 à 7 jours. Les chats atteints de typhus peuvent présenter différents symptômes :
・ Abattement (chat prostré, couché).
・ Fièvre (plus de 39°C).
・ Baisse ou perte totale d’appétit.
・ Gastro-entérite (vomissements, diarrhée parfois avec du sang dans les selles).
・ Déshydratation.
La maladie évolue vers la mort si un traitement n'est pas mis en place rapidement. Tous les symptômes ne sont pas forcément présents, notamment en début de maladie. Il est donc important de contacter très vite votre vétérinaire si votre chat présente ne serait-ce qu’un symptôme, afin de mettre en place un traitement adéquat après le diagnostic.

Le traitement dépend de l'état général de l'animal et nécessite souvent une hospitalisation :
・ Administration parentérale d’antibiotiques à large spectre afin d'éviter une septicémie, en cas d'éntérite.
・ Médicaments anti-vomitifs et anti-diarrhéiques en cas de troubles digestifs.
・ Réhydratation par perfusion.
・ Alimentation par sonde (souvent nécessaire).
・ Complément de potassium apporté si nécessaire.
・ Interféron Oméga Félin qui semble être efficace pour certains chats.
Le pronostic est réservé et le taux de mortalité élevé.

Évitez les contacts entre le chat malade ou suspect et les autres chats, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante. Désinfecter l'intérieur et tout ce qui a pu être en contact avec le chat infecté, changer ses vêtements, se laver les mains, etc. Le virus étant extrêmement résistant à la plupart des désinfectants, il convient de choisir les désinfectants avec de l’hypochlorite de sodium (eau de Javel) qui sont efficaces.

Dans les premières semaines de sa vie, le chaton est protégé du typhus grâce aux anticorps transmis par sa mère au cours de la gestation, puis par le lait maternel. Vers l’âge de 5 à 6 semaines, le taux d’anticorps maternels diminue et n’est plus suffisant pour assurer la protection du chaton.

Tous les chats, y compris vivant à l’intérieur, doivent être vaccinés pour éviter la maladie. La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 8 semaines, à tout âge. Une 3ème injection, espacée de 4 semaines après la seconde, peut être nécessaire dans les situations à haut risque.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Péritonite infectieuse féline

La péritonite infectieuse féline est une maladie due à un Coronavirus. Elle est très fréquente, très contagieuse et mortelle à 100 %. La PIF peut atteindre différents organes et donc se présenter sous des formes différentes. Elle atteint surtout les jeunes chats vivant en collectivité.

La transmission se fait essentiellement par contact direct avec un animal ou des selles contaminés. Un chat peut être porteur du virus et contagieux sans déclarer la maladie (aucun symptôme). Il peut aussi y avoir une contamination par l’intermédiaire du bac à litière, du sol, des caisses de transport, chaussures ou matières véhiculant le virus, durant 7 semaines. Une transmission in utero n'est pas prouvée. La PIF atteint surtout les chats jeunes vivant en groupe.

L'incubation est très variable. Le développement de la maladie est généralement favorisé par un événement particulièrement stressant pour le chat (changement de maître, opération chirurgicale...). La PIF débute généralement par des signes peu spécifiques :
・ Abattement.
・ Dégradation de l'état général.
・ Fièvre.
・ Perte d'appétit.
・ Amaigrissement.
・ Muqueuses plus pâles ou ictériques...

La PIF peut présenter deux formes principales :

・ Forme humide : les cavités naturelles de l'organisme du chat se remplissent d'un liquide produit par ses propres cellules du système de défense immunitaire. Ce liquide qui peut remplir le thorax, l'abdomen ou les deux organes est une gène dans leur fonctionnement : gène respiratoire si le liquide est présent dans le thorax ou problèmes digestifs si le liquide se situe dans l'abdomen (diarrhée, etc.).

・ Forme sèche : elle peut atteindre chaque organe, souvent plusieurs en même temps. Il y a alors défaillance des organes atteints. Pour le foie, on notera par exemple une jaunisse, des troubles digestifs.

L'utilisation à forte dose de corticoïdes est pratiquée. Le traitement n'est seulement que palliatif. La PIF est en effet mortelle chez 100% des chats malades.

Le virus subsiste dans le milieu extérieur (bac à litière, cage de transport, sol, semelles de chaussures...) pendant plusieurs semaines, mais il est rapidement détruit par l'eau de Javel.

Il n'y a aucun vaccin disponible en France. Il existe un test de dépistage du passage d'un virus de la famille des Coronavirus (virus de la PIF et virus d'autres affections bénignes). Ce test ne peut pas faire la différence entre ces virus. Si votre chat est négatif, vous aurez l'assurance qu'il n'a jamais été en contact avec le virus de la PIF, ni aucun autre coronavirus. Mais s'il est positif, vous ne pourrez pas être sûr qu'il soit porteur de la PIF, ni qu'il ait été atteint par une affection bénigne due à un virus de cette famille.

Si vous possédez plusieurs chats et que l’un d’eux développe la péritonite infectieuse féline, il y a de fortes chances pour que vos autres chats aient été contaminés. Cependant, seul un chat sur cinq développe finalement la maladie.

Rage chez le chat

La rage est une maladie virale qui se traduit par des troubles nerveux conduisant inévitablement à la mort. Elle est contagieuse et transmissible à l’homme. Le vaccin est obligatoire pour les chats en cas d’importation et d’exportation. En France, la rage reste rare mais le risque existe toujours.

Le virus est fortement concentré dans la salive des animaux porteurs. La transmission se fait principalement par morsure d'un animal porteur du virus, même avant qu'il n'ait des symptômes de la maladie. Un simple contact de la salive de l’animal atteint sur la peau lésée d’un homme peut aussi suffire à transmettre le virus. C'est pourquoi toute personne ayant été en contact avec un animal porteur de rage, même décédé, doit subir un traitement le plus vite possible sans attendre l’apparition des symptômes.

Après morsure, le virus pénètre dans la peau de l'animal et va contaminer le cerveau puis les glandes salivaires et tous les autres tissus de l'animal. L'incubation du virus, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre la morsure et les premiers symptômes est assez courte chez le chat : 15 à 30 jours. C'est dans le cerveau que le virus se reproduit et fait des dégâts. Il existe deux formes d'expression de la maladie chez le chat :

・ Forme dite ''furieuse'' : touche seulement 20% des chats atteints par la rage. Le chat change alors de comportement brutalement. Il devient agressif s'il était auparavant gentil, ou au contraire, il devient très câlin s'il était indifférent, il peut aussi devenir peureux. Il est toujours excité et devient très sensible à toute stimulation, réagissant de façon très agressive lors du moindre bruit. Il bave beaucoup et le son de ses miaulements change. Il éprouve des difficultés à se déplacer, puis se paralyse progressivement. Le chat meurt quelques jours après le début des symptômes.

・ Forme dite ''muette'' : c'est la plus fréquente chez le chat (80% des cas). Elle est nettement moins caractéristique. Le chat présente une paralysie des muscles de la mâchoire, il a des difficultés à ouvrir la gueule. Il salive abondamment. La mort survient en quelques jours. Toutefois, ces symptômes peuvent également correspondre à de nombreuses autres maladies. Ne vous inquiétez pas si votre chat présente un de ces symptômes et consultez au plus vite votre vétérinaire qui examinera votre chat et qui souvent vous rassurera.

Il repose sur l'évolution des symptômes nerveux. Il est donc interdit d'euthanasier un chat qui a mordu un être humain avant un délai de quinze jours. Garder l'animal en observation est le seul moyen de savoir s'il était vraiment malade ou s'il a pu transmettre la maladie. Le diagnostic définitif sera toujours confirmé par des examens.

La gravité de la maladie et sa transmission possible à l'homme ont conduit à des mesures strictes. La vaccination et l'identification des chats sont obligatoires pour :
・ Se rendre à l'étranger (Selon les pays de destination, il peut y avoir des obligations supplémentaires : se renseigner suffisamment longtemps à l’avance est donc indispensable).
・ L'introduction ou la réintroduction en France de tout carnivore domestique.
・ Les pensions, il faut s’adresser directement au professionnel.

La vaccination reste le moyen le plus sûr de protéger votre chat et de limiter l'extension de la maladie. On ne peut légalement vacciner que les animaux de plus de trois mois, c'est à dire au moment des rappels des autres vaccins, à tout âge. Elle consiste en une seule injection. Le vaccin prend effet au bout d’un délai de 3 semaines. Une fois ce délai passé, l’animal est considéré comme étant correctement protégé. Un rappel doit être réalisé chaque année chez votre vétérinaire. En cas d'oubli, le protocole devra être repris depuis le début (protection 21 jours après).

Le vaccin antirabique n’est légalement valable que si elle est faite à un animal identifié par puce électronique. Tous les animaux vaccinés contre la rage devront posséder un passeport fourni par le vétérinaire, qu’ils voyagent ou non. Ce passeport indiquera l'identification de votre animal et ses vaccins.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé. Demandez conseil à votre vétérinaire en cas de doute.

Si vous avez été mordu par un animal sauvage ou domestique, lavez la plaie longuement (au moins 5 minutes) avec de l'eau savonneuse. Un médecin d'un institut spécialisé pourra mettre en oeuvre un sérum anti-rabique si nécessaire.

Tout chat ayant mordu une personne doit être mis sous surveillance ''chat mordeur'' pour éviter le développement de la maladie chez la personne mordue, en s'assurant que l'animal ne présente pas de symptômes de rage dans les quinze jours suivant la morsure :
・ Elle s'effectue chez un vétérinaire, à la diligence et aux frais du propriétaire du chat ou de son détenteur.
・ Elle consiste en trois visites chez le vétérinaire : la première au plus tôt après la morsure (moins de 24 heures), la seconde et la troisième respectivement 7 jours et 15 jours après.

La présentation chez un vétérinaire d'un chat mordeur est une obligation légale qui met en jeu la responsabilité pénale du propriétaire (amendes et peines de prison). Le propriétaire est tenu de présenter son animal aux rendez-vous fixés. Il ne peut se séparer de son animal sans l'autorisation du directeur départemental des services vétérinaires.

A la suite de chaque visite, le vétérinaire rédige un certificat en plusieurs exemplaires (pour lui-même, le propriétaire de l'animal, les services de police et la Direction Départementale des Services Vétérinaires), attestant qu'il ne constate pas de symptômes de rage. A l'issue des visites :
・ Si le chat est en vie et ne présente pas de symptômes, il y a impossibilité qu'il ait transmis la maladie suite à la morsure. La procédure est alors terminée.
・ Si le chat meurt ou présente des symptômes compatibles avec la rage durant les deux semaines, le médecin du centre anti-rabique pourra prendre la décision de faire un sérum anti-rabique au patient mordu. Le chat sera autopsié et des prélèvements seront envoyés au laboratoire afin d'avoir un diagnostic de certitude.

La France est officiellement indemne de rage depuis 2001. Les renards ont été vaccinés par voie orale, grâce à la distribution d’appâts et ne sont désormais plus porteurs de rage. Il n’existe plus de cas de rage autochtone chez les chiens et les chats non plus.

Cependant, la rage reste une menace pour notre territoire. En effet, des chiens, chats et NAC sont importés illégalement ou voyagent sans être vaccinés dans les pays où sévit encore la maladie (très nombreux pays d’Afrique, d’Europe de l’Est, d’Asie, ou d’Amérique du Sud). Ce phénomène semble progresser, malgré la réglementation européenne pour le contrôle des animaux de compagnie aux frontières.