Maladies du chien

Il est important de protéger votre chien contre certaines maladies fréquentes, contagieuses et pouvant entraîner des graves séquelles (lésion neurologique, insuffisance rénale, cécité, surdité…) ou la mort parfois très rapidement. Les meilleurs moyens de prévention consistent à vacciner, nettoyer les oreilles du chien, utiliser un antiparasitaire répulsif adapté à son environnement et désinfecter régulièrement l’habitat.

Gale des oreilles

La gale auriculaire est une infection parasitaire très fréquente et très contagieuse. Elle est due à un acarien qui vit, se nourrit et se reproduit dans les conduits des oreilles des animaux. Un traitement adapté doit être mis en place le plus vite possible, sous peine de fortes douleurs, de surdité et de contagion à tous les animaux du foyer. La gale touche plus souvent les chiens et chats jeunes ou vivant en collectivité et n’est pas transmissible à l’homme.

La transmission du parasite s’effectue souvent par contact direct avec un animal infesté, au sein d’une même espèce ou non (du chat au chien, du furet au chat, etc.) et d'une oreille à l'autre sur le même animal. Un environnement infesté peut aussi être une source de contamination. Les chiens et chats jeunes ou vivant en collectivité sont plus souvent atteints (élevage, animalerie, chatterie, refuge, chenil, etc.). Il n'y a pas de transmission possible à l'homme.

La prolifération des parasites déclenche une otite externe inflammatoire. Selon le stade de la maladie, l'animal peut présenter un ou plusieurs symptômes plus ou moins prononcés :
・ Grattages (risques de lésions cutanées et d'othématome ; il se gratte aussi dès qu’on touche la base de son oreille).
・ Intérieur de l’oreille rouge et irrité.
・ Cérumen marron voire noir, en quantité assez importante plutôt sec et friable.
・ Ecoulements purulents (otite surinfectée).
・ Odeur inhabituelle.
・ L'animal, très gêné, peut secouer fréquemment la tête.
・ Vive douleur (le chien ou le chat peut refuser qu’on examine son oreille).

Dans les stades les plus évolués :
・ Aggravation de l'otite.
・ Perforation du tympan.
・ Gêne occasionnée telle que l’animal garde la tête penchée en permanence et peut souffrir de pertes d’équilibre.

Un traitement doit être entrepris rapidement pour limiter les complications et éviter des traitements complémentaires (antibiotique et/ou antimycosique).

Le diagnostic de la gale se fait par détection des parasites dans le cérumen, grâce au microscope ou à un otoscope. Une faible quantité d'acariens est difficilement décelable mais peut provoquer des démangeaisons intenses chez un animal hypersensible.

Il est indispensable de nettoyer et traiter les oreilles de tous les animaux du foyer car le parasite est très contagieux et il existe des porteurs asymptomatiques :

Animal coopératif : lavez délicatement et régulièrement le conduit auditif avec un nettoyant spécial pour les oreilles du chien, afin de décoller le cérumen présent et assurer une meilleure action de l’acaricide, qui sera ainsi directement en contact avec la surface du conduit auditif et non “noyé” dans les saletés. Après le nettoyage, appliquez le produit acaricide prescrit par le vétérinaire, en respectant la durée du traitement, même si les symptômes ont disparu, car le produit ne tuant pas les œufs, il faut du temps pour qu'ils éclosent. Les récidives sont fréquentes en cas d’arrêt prématuré du traitement. La gale pouvant se transmettre d’une oreille à l’autre, il est préférable de traiter les deux oreilles en même temps.

・ Animal difficile : pour les animaux peu maniables, il existe des pipettes à administrer sur la peau entre les omoplates. Le produit diffusé finit par atteindre les acariens situés dans l’oreille. Le traitement général est aussi efficace que le traitement local et permet d’éliminer tous les acariens, y compris ceux qui sont localisés sur le corps. Nettoyez ensuite les conduits auditifs quand la douleur sera bien atténuée afin d'améliorer l’élimination des acariens.

Détecter précocement la gale des oreilles permet une guérison beaucoup plus rapide. Inspectez régulièrement les oreilles du chien, une fois par semaine environ, dès son plus jeune âge, et nettoyez si nécessaire. Il n'y a aucun risque de blesser l'animal en accomplissant ce soin. Vous pouvez demander à votre vétérinaire de vous montrer le bon geste. Il existe aussi des pipettes en prévention de la gale auriculaire à appliquer entre les poils à la base du cou et dont l'effet de protection dure environ un mois.

Passez l’aspirateur et nettoyez les surfaces en contact avec l’animal infesté pour assainir l’environnement.

Maladie de Carré

La maladie de Carré, due à un virus, est très souvent mortelle et fortement contagieuse. En cas de guérison, le chien peut garder de graves séquelles, notamment sur le plan neurologique. La maladie de Carré est difficile à éradiquer car les animaux sauvages peuvent être porteurs du virus. Les jeunes chiots non vaccinés son plus souvent atteints mais les adultes sont aussi touchés. Il existe un vaccin très efficace.

Le virus n’est pas très résistant dans le milieu extérieur et généralement, la contamination se fait par contact direct entre deux chiens, notamment par le “nez à nez.” Un chien atteint de maladie de Carré excrète le virus dans ses sécrétions nasales et oculaires, ses urines, ses matières fécales.

L'incubation est de 3 à 7 jours. Les symptômes sont extrêmement variés car le virus peut s'attaquer à différents appareils, de façon simultanée ou différée sur une courte période :
・ Abattement.
・ Fièvre.
・ Baisse d'appétit.
・ Troubles oculaires (œil rouge, larmoiement, production de larmes fortement diminuée, ulcères, baisse de la vue).
・ Ecoulements nasaux, difficultés respiratoires.
・ Toux.
・ Epaississement et aspect “craquelé” de la truffe et des coussinets.
・ Vomissements.
・ Diarrhée.
・ Troubles neurologiques (convulsions, tremblements musculaires, etc.).
Si votre chien n’est pas vacciné et qu’il présente un de ces symptômes, contactez rapidement votre vétérinaire. S'il guérit, le chien peut garder de graves séquelles, notamment neurologiques.

Il sera confirmé grâce à des examens complémentaires (analyse d'urine, prise de sang, etc.).

Selon les symptômes que présente le chien, le vétérinaire utilisera différents traitements : antibiotiques à titre préventif, perfusion, antitussifs, anti-vomitifs, anti-diarrhéiques, anti-convulsivants...

La maladie de Carré entraîne très souvent la mort de l’animal (50% des cas). Le décès du chien peut survenir dans les 2 à 4 semaines suivant l’infection.


Évitez les contacts entre le chien malade ou suspect et les autres chiens, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante. Désinfecter l'intérieur et tout ce qui a pu être en contact avec le chien infecté, changer ses vêtements, se laver les mains, etc.

Le seul moyen de protection très efficace contre la maladie de Carré est la vaccination. La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 12 semaines, à tout âge.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Parvovirose

La parvovirose est une maladie virale fréquente et très contagieuse. Elle se traduit par une gastro-entérite hémorragique sévère pouvant conduire à la mort rapide du chien. Certaines races semblent être prédisposées à cette maladie (Rottweiler, Doberman et Staffordshire Terrier). Les animaux atteints sont surtout les chiots, les chiens adultes non vaccinés et les chiens en collectivité. La vaccination est indispensable pour protéger l’animal.

Le chien se contamine par voie orale, soit par contact direct avec un chien malade (léchage), soit de manière indirecte en ingérant des particules virales dans le milieu extérieur. Un chien atteint de parvovirose excrète le virus dans ses selles. La contamination est possible quand un animal renifle les déjections d'un animal contaminé. Le virus résiste ensuite plusieurs mois dans l’environnement. L’homme peut véhiculer le parvovirus par l’intermédiaire de ses chaussures, ses vêtements ou tout objet souillé et être à l’origine de la contamination de son chien.

L’incubation est de 3 à 5 jours. Les symptômes suivants sont les plus souvent observés :
・ Abattement.
・ Fièvre.
・ Perte d'appétit.
・ Vomissements.
・ Diarrhée (souvent avec du sang).
・ Déshydratation.

La parvovirose entraîne une diminution du nombre de globules blancs sanguins (et donc une sensibilité accrue aux autres infections) et parfois une anémie (baisse du nombre de globules rouges). Dans de rares cas, chez les chiots nouveaux-nés, le parvovirus peut être responsable de troubles cardiaques (myocardite).

Chez les jeunes animaux, principales victimes de la maladie, les symptômes sont fulgurants. Chez les chiens adultes, les symptômes sont identiques mais généralement moins marqués. Le chien peut mourir très rapidement et il est important de consulter un vétérinaire dans les plus brefs délais.

Il sera confirmé grâce à une analyse de sang ou de selles.

Bien souvent une hospitalisation du chien est nécessaire. Le vétérinaire instaurera ensuite des soins intensifs en fonction des symptômes de l’animal : antibiotiques, perfusion, anti-vomitif, pansement intestinal... Le taux de mortalité est de 10 à 20 %.

Évitez les contacts entre le chien malade ou suspect et les autres chiens, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante. Désinfecter l'intérieur et tout ce qui a pu être en contact avec le chien infecté, changer ses vêtements, se laver les mains, etc. Le virus étant extrêmement résistant à la plupart des désinfectants, il convient de choisir les désinfectants avec de l’hypochlorite de sodium (eau de Javel) qui sont efficaces.

Le vaccin est indispensable pour protéger le chien contre la parvovirose. La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 8 semaines, à tout âge.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Leptospirose

La leptospirose est une maladie due à une infection bactérienne. Elle est contagieuse et peut être mortelle en quelques jours. En cas de guérison, le chien peut garder des séquelles irréversibles, notamment au niveau rénal. La maladie peut se transmettre à l’homme et à de nombreuses espèces animales. La vaccination est donc indispensable.

Les bactéries sont transmises via l’urine ou le sang d’animaux malades. Le principal mode de contamination du chien est un contact avec des urines infectées de rongeur ou de chien dans l'eau, sur le sol, etc. Les bactéries passent alors chez le chien par voie orale lorsqu'il boit dans des flaques d'eau et par voie percutanée lorsqu'il se baigne dans une mare par exemple, car les bactéries résistent aux environnements humides. Le chien peut aussi s’infecter en mangeant un rat ou par morsure (de chien ou de rat). La maladie se transmet à de nombreuses espèces animales et à l'homme.

La leptospirose peut évoluer de différentes façons selon la réponse immunitaire du chien infecté. Elle peut évoluer de manière aiguë (rapide) ou chronique (lente). Les symptômes sont donc variables :
・ Abattement.
・ Fièvre.
・ Perte d'appétit.
A ces principaux symptômes peuvent s’ajouter :
・ Amaigrissement.
・ Ecoulement nasal.
・ Muqueuses jaunes (ictère).
・ Vomissements (avec ou sans présence de sang).
・ Diarrhée/Selles noires.
・ Déshydratation.
・ Douleur abdominale.
・ Faible émission d'urine.
・ Augmentation de la prise de boisson.
La leptospirose entraine souvent une atteinte des reins et du foie. Il y a aussi parfois des complications cardiaques. Le chien peut mourir très rapidement et il est important de consulter un vétérinaire dans les plus brefs délais.

Il sera confirmé grâce à une analyse de sang ou d’urines.

Le vétérinaire prescrit un traitement antibiotique long. Bien souvent l’hospitalisation du chien est nécessaire et l’animal est perfusé. Le pronostic pour un chien atteint de leptospirose est toujours réservé. Dans les formes aiguës, la mort peut survenir rapidement en 48 heures. Toute personne en contact avec un chien atteint de leptospirose doit très vite consulter un médecin.

Évitez les contacts entre le chien malade ou suspect et les autres chiens, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante.

Le vaccin est indispensable pour protéger le chien contre la parvovirose. La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 8 semaines, à tout âge.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Maladie de Lyme

La maladie de Lyme est une maladie due à une bactérie transmise par les tiques infectées. Elle est non contagieuse mais fréquente chez les chiens (bien plus rare chez le chat). Elle entraîne des douleurs articulaires et musculaires ainsi que des complications rénales et cardiaques. Il existe un vaccin efficace mais pas à 100%, d’où la nécessité de protéger le chien avec un antiparasitaire. Votre vétérinaire déterminera la fréquence adaptée au mode de vie de l’animal, car il y a des tiques durant toutes les saisons !

Une tique infectée va, en piquant l’animal, lui inoculer cette bactérie au cours d’un repas de sang ou d'une morsure via sa salive. Le risque de transmission de la bactérie aux animaux et à l'homme est inexistant en l’absence de tique vectrice. Les chiens attrapent souvent des tiques à la campagne, dans les haies, les buissons, les broussailles ou l'herbe. La maladie est présente dans toute la France, surtout dans les zones du Nord et de l'Est.

Une fois que la bactérie est présente dans le sang de l’animal, elle est disséminée dans son organisme. Il est fréquent que les chiens infectés par la bactérie ne présentent jamais de symptômes (porteurs asymptomatiques ou porteurs sains). Pour ceux qui déclarent la maladie un jour, la période d’incubation (délai entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes) dure plusieurs mois.

Les signes cliniques sont très variés, ce qui complique le diagnostic :
・ Abattement.
・ Fièvre.
・ Baisse ou perte d'appétit.
・ Vomissements possibles.
・ Respiration haletante.
・ Rougeur au niveau de la piqûre de tique (rarement observée du fait de la densité du poil).
・ Douleurs musculaires et articulaires, ce qui entraîne des difficultés ou une réticence à se déplacer.

Ces symptômes apparaissent souvent par période et peuvent être modérées. Le chien va mieux après quelques jours. Les maîtres ne consultent donc pas forcément un vétérinaire.

Cependant, en l'absence de traitement, la maladie de Lyme peut entrainer des graves complications et atteindre différents organes : problèmes cutanés, insuffisance rénale et/ou cardiaque, inflammations articulaires, adénopathie (augmentation de la taille des ganglions), troubles nerveux (beaucoup plus rares). Il n'y a pas forcément de signes évidents de ces atteintes organiques et seul un examen rapproché et des analyses permettent de les détecter.

Le vétérinaire effectuera une analyse de sang pour rechercher la présence d'anticorps dirigés contre la bactérie. La réponse rapide au traitement antibiotique est un élément du diagnostic.

Le chien devra prendre des antibiotiques pendant un mois. Le vétérinaire effectuera le suivi du chien pendant la durée du traitement à l'issu duquel d’autres examens complémentaires pourront être effectués. En fonction du stade de la maladie et des symptômes que présente l’animal, d’autres soins pourront être mis en place.

Un bon produit doit aussi avoir une action répulsive anti-attachement. Il doit être appliqué régulièrement même sur les animaux vaccinés car le vaccin ne protège pas à 100%.

Les antiparasitaires n'étant pas toujours totalement efficaces, pensez donc à bien contrôler votre chien au retour de promenade : si vous décelez une tique fixée sur sa peau, vous pouvez la retirer avec un crochet tire-tique et surveiller l'apparition de symptômes durant les prochains mois. En cas de difficulté, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire qui retirera les tiques une à une et vous conseillera des antiparasitaires adaptés !

Il existe un vaccin pour les chiens mais il ne protège pas à 100% de la maladie de Lyme. La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 12 semaines, à tout âge. Il est nécessaire de protéger également le chien avec un antiparasitaire répulsif pour une protection maximale.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Piroplasmose

La piroplasmose est une maladie due à un parasite transmis par les tiques infectées. Elle est non contagieuse mais très fréquente et rapidement mortelle. Elle détruit les globules rouges et peut entraîner des séquelles au niveau rénal et hépatique même si le traitement est efficace lorsqu’il est mis en oeuvre rapidement. Il existe un vaccin efficace mais pas à 100%, d’où la nécessité de protéger le chien avec un antiparasitaire. Votre vétérinaire déterminera la fréquence adaptée au mode de vie de l’animal, car il y a des tiques durant toutes les saisons !

Les tiques infectées transmettent la maladie aux chiens par l'intermédiaire de leur salive, lors d'une morsure ou d'un repas sanguin. A l'exception d'un passage transplacentaire possible, le risque de transmission du parasite est inexistant en l’absence de tique vectrice. L’homme piqué par une tique ne peut pas être atteint de piroplasmose.

Les chiens attrapent souvent des tiques à la campagne, dans les haies, les buissons, les broussailles ou l'herbe. La maladie est présente sur tout le territoire français, surtout dans le Sud-Ouest et sur le pourtour du Massif Central.

Une fois que la tique a mordu ou a entamé son repas sanguin, les piroplasmes vont passer dans le sang et pénétrer dans les globules rouges, s'y multiplier, et les faire éclater. Il en résulte une anémie (manque de globules rouges) et une intoxication du foie et des reins par les déchets issus des globules rouges détruits.

Les signes cliniques sont extrêmement variables, ce qui complique le diagnostic :
・ Abattement.
・ Fièvre (souvent 40°C).
・ Manque ou perte d'appétit.
・ Vomissements.
・ Urines de couleur orange, rouge, ou marron foncé.
・ Muqueuses pâles dues à l'anémie (gencives et palais anormalement blancs au lieu d'être roses) puis ictère.

Surveillez l'apparition de symptômes durant les 10 jours qui suivent une sortie à la campagne et n'hésitez pas à consulter votre vétérinaire au moindre doute car les symptômes ne sont pas toujours faciles à déceler. En effet, la piroplasmose est une urgence et le traitement doit être mis en place le plus rapidement possible.

Le vétérinaire prélève une goutte de sang pour l'examiner au microscope, afin de détecter la présence des parasites dans les globules rouges.

C’est une maladie qui se soigne très bien mais il faut agir très vite car elle est rapidement mortelle. Suivant le stade d'évolution de la maladie, le vétérinaire mettra en place un traitement adapté :
・ Injections qui permettent de détruire les piroplasmes.
・ Perfusions, destinées à réhydrater l'animal et à lutter contre les complications hépatiques et rénales.
・ Transfusion sanguine si l'anémie est sévère.
Le produit utilisé contre la piroplasmose peut être douloureux lors de l'injection, voire provoquer des vomissements. C'est un effet indésirable qui ne dure pas.

C'est la méthode de prévention la plus sûre contre la piroplasmose. Un bon produit doit aussi avoir une action répulsive anti-attachement. Il doit être appliqué régulièrement même sur les animaux vaccinés car le vaccin ne protège pas à 100%.

Les antiparasitaires n'étant pas toujours totalement efficaces, pensez donc à bien contrôler votre chien au retour de promenade : si vous décelez une tique fixée sur sa peau, vous pouvez la retirer avec un crochet tire-tique et surveiller l’apparition de symptômes dans les 10 jours. En cas de difficulté, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire qui retirera les tiques une à une et vous conseillera des antiparasitaires adaptés !

Bien que très efficace, le vaccin ne protège pas à 100% contre la piroplasmose. Il est surtout intéressant pour les chiens jeunes et actifs qui n'ont encore jamais contracté la piroplasmose. La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 8 semaines, à tout âge. Il est nécessaire de protéger également le chien avec un antiparasitaire répulsif pour une protection maximale.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Leishmaniose

La leishmaniose est une maladie grave chronique due à des leishmanies transmises par les phlébotomes infectés. Elle est non contagieuse mais fréquente chez le chien alors que le chat semble très peu réceptif. Elle peut être grave et mortelle en l’absence de traitement à temps. Il existe un vaccin efficace mais pas à 100%, d’où la nécessité de protéger le chien avec un antiparasitaire. Votre vétérinaire déterminera la fréquence adaptée au mode de vie de l’animal.

Les phlébotomes infectés contaminent les chiens via une piqûre. La maladie peut également être transmise par une mère gestante à ses petits ou encore lors de transfusion sanguine. La transmission directe du chien à l’homme n’est pas prouvée : l’homme peut être contaminé par la piqûre du phlébotome présent dans son milieu de vie.

En France, la leishmaniose se rencontre principalement dans les régions : Provence-Alpes-Côte-D’azur, Corse, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, région du Sud-Ouest et certains départements du Rhône-Alpes. Le phlébotome est particulièrement présent de avril à octobre et son activité est maximale au crépuscule.

Tous les chiens piqués par le moustique ne développent pas de symptômes mais la maladie pourra se développer lors d’un stress ou d’une autre maladie qui va diminuer les défenses naturelles. L’incubation peut durer un mois à plusieurs années. Les symptômes de cette maladie dépendent de la localisation du parasite dans l'organisme du chien et peuvent apparaître simultanément ou séparément, ce qui complique le diagnostic.

Selon le stade de la maladie, l'animal peut présenter un ou plusieurs signes :
・ Abattement et fatigue marqués (après l’effort puis en permanence).
・ Fièvre.
・ Amaigrissement progressif.
・ Importante fonte musculaire (jeune animal ayant un aspect de vieux chien).
・ Atteinte des yeux (œil rouge, larmoyant, douloureux, avec des écoulements).
・ Saignements de nez (plus ou moins fréquents et souvent impressionnants).
・ Problèmes cutanés (lésions ulcératives : ''cratères'' dans la peau en particulier au niveau du nez, des oreilles, des coussinets, pellicules sans démangeaisons).
・ Perte de poils (bord libre des oreilles, pourtour des yeux, etc.).
・ Griffes anormalement longues.
・ Augmentation de taille de la rate.
・ Ganglions volumineux.
・ Insuffisance rénale, souvent irréversible et mortelle (augmentation de la prise de boisson et des émissions d'urine).

Par ailleurs, il existe d'autres formes atypiques de leishmaniose : nerveuses (crises épileptiformes), digestives, ostéo-articulaires, cutanée (avec nodules ou pustules), généralisée.

Il sera confirmé grâce à des examens sanguins. Dans certains cas complexes, des analyses de la peau (calques, biopsies), de moelle osseuse ou des ganglions permettent de mettre en évidence le parasite.

Le traitement permet de faire disparaître les symptômes mais ne détruit pas tous les parasites présents dans l'organisme du chien. Les rechutes sont donc possibles. La durée et la fréquence varie d'un chien à l'autre (12 mois minimum et parfois à vie) avec des interruptions si le traitement est mal supporté par le chien.

Une surveillance régulière de l’animal leishmanien doit être réalisée (symptômes après mise en place du traitement ; analyses sanguines pour vérifier l'absence d'anémie, la fonction rénale et l'évolution de la maladie...).

Le pronostic dépend beaucoup du stade de la maladie. Il est toujours réservé car le traitement est long, pas toujours efficace ni bien supporté par le chien. Si l'animal malade présente une atteinte rénale, le pronostic est mauvais car les lésions rénales sont irréversibles.

Il faut assurer la meilleure prévention possible contre les piqûres de phlébotomes :
・ Eliminer toute source d’eau stagnante à proximité des habitations.
・ Rentrer les animaux le soir (moment de la journée où il y a le plus de phlébotomes).
・ Lutter contre les moustiques par des bombes ou des diffuseurs, ainsi que l'utilisation de moustiquaires.
・ Appliquer régulièrement un antiparasitaire répulsif efficace contre les phlébotomes, au moins de avril à octobre, y compris sur les animaux vaccinés car le vaccin ne protège pas à 100%.

Les antiparasitaires n'étant pas toujours totalement efficaces, pensez à vérifier chaque jour, l'absence de petite lésion qui apparaît après la piqure, habituellement sur la tête, les oreilles, le museau, les extrémités et les pattes.

Le vaccin ne protège pas à 100% contre la leishmaniose mais il est très vivement conseillé pour les chiens vivants dans les départements à risque et pour tous ceux qui y passent leurs vacances. La primo-vaccination se fait en 3 injections, espacées de 3 semaines, dès l’âge de 6 mois, à tout âge, chez tout chien non contaminé (après test de dépistage). Il est nécessaire de protéger aussi le chien avec un antiparasitaire répulsif pour une protection maximale.

L’injection vaccinale ne peut pas être réalisée en même temps que les vaccinations habituelles de votre chien (maladie de carré, hépatite de Rubarth, leptospirose, parvovirose, rage). Un délai d’un mois minimum sera respecté entre ces vaccinations et le vaccin contre la leishmaniose.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Toux du chenil

La toux de chenil est une maladie due à divers virus et bactéries présents seuls ou associés. Elle est très contagieuse et se traduit par une toux persistante pouvant conduire à une pneumonie puis la mort. Elle atteint principalement les jeunes chiens vivant en collectivité (chenil, pension, élevage, refuge, exposition, etc.) mais touche aussi les adultes. Les chiens âgés ou affaiblis peuvent facilement contracter la maladie du fait de leur moins bonne immunité.

Le chien se contamine par un simple contact “nez à nez” avec un chien infecté ou par les “aérosols” qu’émet un chien infecté en toussant ou en éternuant.

L'incubation est d'une semaine en moyenne. La maladie est caractérisée par les symptômes suivants :
・ Fatigue.
・ Fièvre.
・ Baisse d’appétit.
・ Conjonctivite (œil rouge) et écoulements des yeux.
・ Eternuements et écoulements du nez.
・ Toux forte, sèche, rauque et quinteuse (le chien donne l'impression de vouloir cracher quelque chose).
Si traitement n’est pas instauré assez tôt, des complications bactériennes sont possibles : forte fièvre, chien plus abattu, toux devenant grasse, la maladie évolue alors en bronchopneumonie, pouvant conduire au décès de l'animal.

C’est une pathologie qui se soigne bien et qui est de bon pronostic à condition qu’elle soit prise en charge suffisamment tôt. Le vétérinaire prescrit des anti-inflammatoires, antitussifs et parfois d'antibiotiques si l’agent responsable est bactérien ou si des surinfections secondaires sont suspectées.

Évitez les contacts entre le chien malade ou suspect et les autres chiens, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante. Désinfecter l'intérieur et tout ce qui a pu être en contact avec le chien infecté, changer ses vêtements, se laver les mains, etc.

Plusieurs vaccins existent contre les différents agents de la toux de chenil. Le vaccin est efficace mais ne protège pas à 100% contre la toux du chenil. Il est généralement obligatoire si votre animal séjourne en chenil mais il est également très vivement conseillé pour tout animal qui participe à des regroupements canins (éducation canine...).

La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 semaines, dès l’âge de 4-6 semaines ou par une dose de pulvérisation unique dans le nez dès l'âge de 3 semaines, à tout âge. Le protocole dépend des vaccins utilisés et sera adapté en fonction des risques de contamination pour votre animal.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Hépatite de Rubarth

L’Hépatite de Rubarth (hépatite infectieuse canine) est une maladie due à un virus. Elle n’est pas très fréquente mais contagieuse et potentiellement mortelle. En cas de guérison, le chien peut garder de graves séquelles rénales, hépatiques et ophtalmologiques (cécité…). Les jeunes chiens sont les plus touchés. Il existe un vaccin.

La maladie se transmet par voie orale ou nasale, par contact avec un chien infecté, des matières ou objets souillés et les parasites externes (puces, poux). Certains chiens peuvent être porteurs du virus et contagieux sans déclarer la maladie (aucun symptôme). Un chien qui a été malade excrète le virus dans ses urines pendant des semaines après sa guérison. Il est donc encore contagieux alors qu’il ne présente plus aucun signe. Le virus peut résister plusieurs semaines dans le milieu extérieur, dans les urines, les fèces ou la salive de chiens contaminés.

L'incubation est de 3 à 9 jours. Une fois le virus entré dans l’organisme, il passe dans le sang et dans de nombreux organes comme le foie, la rate, les reins, les poumons, le cerveau. Il entraîne une destruction des cellules du foie et donc des symptômes d’hépatite. Les symptômes les plus courants sont :
・ Abattement.
・ Fièvre.
・ Perte ou baisse d'appétit.
・ Gonflement des ganglions lymphatiques.
・ Inflammation des amygdales.
・ Vomissements.
・ Diarrhée.
・ Douleur abdominale.
La maladie peut entraîner de graves lésions rénales, hépatiques, ophtalmologiques (glaucomes...) et la mort. Il est donc important de consulter un vétérinaire très rapidement.

Il sera confirmé grâce à une analyse de sang ou d’urines.

Comme pour toute maladie virale, il n'y a pas de traitement spécifique. En fonction des symptômes présents et complications possibles, le vétérinaire met en place le traitement adéquat (perfusion, anti-vomitif, anti-diarrhéique, etc...). Les parasites pouvant être une source de contamination, l'animal sera traité avec un produit adapté s'il est infesté. Le pronostic est différent selon l’âge du chien contaminé :
・ Il existe une forme suraigüe chez les chiots qui entraîne un coma puis la mort dans 100% des cas.
・ Chez les animaux plus âgés, le taux de mortalité varie de 10 à 30 %.

Évitez les contacts entre le chien malade ou suspect et les autres chiens, surtout nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante. Désinfecter l'intérieur et tout ce qui a pu être en contact avec le chien infecté, changer ses vêtements, se laver les mains, etc.


Il protège des parasites, potentielle source de contamination de l'Hépatite de Rubarth. Un bon produit doit aussi avoir une action répulsive. Il doit être appliqué régulièrement même sur les animaux vaccinés car le vaccin ne protège pas à 100%.

Le vaccin est une très bonne protection contre l'Hépatite de Rubarth. La primo-vaccination se fait en 2 injections, espacées de 3 à 4 semaines, dès l’âge de 8 semaines, à tout âge.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé.

Rage chez le chien

La rage est une maladie virale qui se traduit par des troubles nerveux conduisant inévitablement à la mort. Elle est contagieuse et transmissible à l’homme. Le vaccin est obligatoire pour les chiens en cas d’importation et d’exportation ainsi que pour les chiens de catégories 1 et 2. En France, la rage reste rare mais le risque existe toujours.

Le virus est fortement concentré dans la salive des animaux porteurs. La transmission se fait principalement par morsure d'un animal porteur du virus, même avant qu'il n'ait des symptômes de la maladie. Un simple contact de la salive de l’animal atteint sur la peau lésée d’un homme peut aussi suffire à transmettre le virus. C'est pourquoi toute personne ayant été en contact avec un animal porteur de rage, même décédé, doit subir un traitement le plus vite possible sans attendre l’apparition des symptômes.

Après morsure, le virus pénètre dans la peau de l'animal et va contaminer le cerveau puis les glandes salivaires et tous les autres tissus de l'animal. L'incubation du virus, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre la morsure et les premiers symptômes est généralement assez courte chez le chien : 15 à 60 jours. C'est dans le cerveau que le virus se reproduit et fait des dégâts.

Les symptômes de la rage sont donc principalement nerveux : changements de comportement (agressivité, peur), voix modifiée, problèmes de déglutition, salivation, difficultés à se déplacer, paralysies, démangeaisons. Des symptômes très variés sont possibles. Il n'y a pas de traitement : le chien meurt quelques jours après le début des symptômes.

Il repose sur l'évolution des symptômes nerveux. Il est donc interdit d'euthanasier un chien qui a mordu un être humain avant un délai de quinze jours. Garder l'animal en observation est le seul moyen de savoir s'il était vraiment malade ou s'il a pu transmettre la maladie. Le diagnostic définitif sera toujours confirmé par des examens.

La gravité de la maladie et sa transmission possible à l'homme ont conduit à des mesures strictes. La vaccination et l'identification des chiens sont obligatoires pour :
・ Se rendre à l'étranger (Selon les pays de destination, il peut y avoir des obligations supplémentaires : se renseigner suffisamment longtemps à l’avance est donc indispensable).
・ L'introduction ou la réintroduction en France de tout carnivore domestique.
・ Les chiens de catégories 1 et 2.
・ Les pensions et chenils, il faut s’adresser directement au professionnel.

La vaccination reste le moyen le plus sûr de protéger votre chien et de limiter l'extension de la maladie. On ne peut légalement vacciner que les animaux de plus de trois mois, c'est à dire au moment des rappels des autres vaccins, à tout âge. Elle consiste en une seule injection. Le vaccin prend effet au bout d’un délai de 3 semaines. Une fois ce délai passé, l’animal est considéré comme étant correctement protégé. Un rappel doit être réalisé chaque année chez votre vétérinaire. En cas d'oubli, le protocole devra être repris depuis le début (protection 21 jours après).

La vaccination antirabique n’est légalement valable que si elle est faite à un animal identifié par puce électronique. Tous les animaux vaccinés contre la rage devront posséder un passeport fourni par le vétérinaire, qu’ils voyagent ou non. Ce passeport indiquera l'identification de votre animal et ses vaccins.

Attention : la nomenclature des vaccins précise très clairement de ne vacciner que les animaux en bonne santé. Demandez conseil à votre vétérinaire en cas de doute.

Si vous avez été mordu par un animal sauvage ou domestique, lavez la plaie longuement (au moins 5 minutes) avec de l'eau savonneuse. Un médecin d'un institut spécialisé pourra mettre en œuvre un sérum anti-rabique si nécessaire.

Tout chien ayant mordu une personne doit être mis sous surveillance ''chien mordeur'' pour éviter le développement de la maladie chez la personne mordue, en s'assurant que l'animal ne présente pas de symptômes de rage dans les quinze jours suivant la morsure :
・ Elle s'effectue chez un vétérinaire, à la diligence et aux frais du propriétaire du chien ou de son détenteur.
・ Elle consiste en trois visites chez le vétérinaire : la première au plus tôt après la morsure (moins de 24 heures), la seconde et la troisième respectivement 7 jours et 15 jours après.

La présentation chez un vétérinaire d'un chien mordeur est une obligation légale qui met en jeu la responsabilité pénale du propriétaire (amendes et peines de prison). Le propriétaire est tenu de présenter son animal aux rendez-vous fixés. Il ne peut se séparer de son animal sans l'autorisation du directeur départemental des services vétérinaires.

A la suite de chaque visite, le vétérinaire rédige un certificat en plusieurs exemplaires (pour lui-même, le propriétaire de l'animal, les services de police et la Direction Départementale des Services Vétérinaires), attestant qu'il ne constate pas de symptômes de rage. A l'issue des visites :
・ Si le chien est en vie et ne présente pas de symptômes, il y a impossibilité qu'il ait transmis la maladie suite à la morsure. La procédure est alors terminée.
・ Si le chien meurt ou présente des symptômes compatibles avec la rage durant les deux semaines, le médecin du centre anti-rabique pourra prendre la décision de faire un sérum anti-rabique au patient mordu. Le chien sera autopsié et des prélèvements seront envoyés au laboratoire afin d'avoir un diagnostic de certitude.

La France est officiellement indemne de rage depuis 2001. Les renards ont été vaccinés par voie orale, grâce à la distribution d’appâts et ne sont désormais plus porteurs de rage. Il n’existe plus de cas de rage autochtone chez les chiens et les chats non plus.

Cependant, la rage reste une menace pour notre territoire. En effet, des chiens, chats et NAC sont importés illégalement ou voyagent sans être vaccinés dans les pays où sévit encore la maladie (très nombreux pays d’Afrique, d’Europe de l’Est, d’Asie, ou d’Amérique du Sud). Ce phénomène semble progresser, malgré la réglementation européenne pour le contrôle des animaux de compagnie aux frontières.